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Éco-gestion des eaux grises de l’aéroport international de Djeddah

Éco-gestion des eaux grises de l’aéroport international de Djeddah

Pays : Arabie Saoudite
Ville : Djeddah
Bénéficiaire : Aéroport de Djeddah
Client : GACA
Partenaires locaux : Entreprise Ben Laden
Partenaires Français : ADPI, TN PLUS, Atelier d’écologie urbaine, AR architectes
État du projet : En cours de réalisation
Financeurs / bailleurs : GACA


Le projet en 2 mots…

Situé en pleine zone désertique, ce projet vise à recréer sur le nouveau terminal de l’aéroport King Abdulaziz de Djeddah une zone artificielle qui recyclera les ressources en eau et en air, dans un pays où la ressource en eau est une denrée rare. Le tout, de façon innovante et en adéquation avec des impératifs écologiques mais aussi économiques.



Les enjeux

L'objectif est de créer sur le site une zone artificielle qui aura pour but de recycler les ressources disponibles (eau et air), et plus précisément :

► Filtrer les eaux grises du terminal aéroportuaire
► Intégrer la rareté de la ressource aquatique en zone désertique
► Ne pas générer d’externalités négatives sur l’environnement
► Générer des externalités positives (biodiversité)


La solution

Pour le nouveau terminal de l'aéroport international King Abdulaziz de Djeddah en Arabie Saoudite, l'agence AR ARCHITECTES, spécialisée dans la démarche HQE®, a conçu, en équipe avec ADPI, TN PLUS et l'Atelier d'Ecologie Urbaine, des aménagements paysagers basés sur la gestion durable de l'eau, une des cibles de la certification LEED.

Les réflexions HQE® menées ont été intégrées dans la phase de programmation fonctionnelle de l'aéroport en continuité avec l'aménagement global du site.

AR ARCHITECTES a réalisé une étude de conception technique et de dimensionnement d'un jardin de 25 000 m² destiné à filtrer les eaux grises du terminal. Celles-ci seront acheminées vers une cuve de stockage qui permettra d'alimenter en petits volumes les premiers filtres. Puis, entre chaque filtre, l'écoulement de l'eau se fera de manière gravitaire. Le système prévoit un acheminement de ces eaux (1 000 m³/jour) vers un dispositif de prétraitement et de régulation puis le pompage vers le jardin.

Le projet tient compte du contexte climatique très sévère, provoquant une perte de 30 % du volume entrant par évapotranspiration des végétaux.

Le jardin est conçu sous la forme d'une cascade de bassins étagés : la dépollution est réalisée par les écosystèmes aquatiques dotés de capacités phyto-épuratrices. Celle-ci se réalise par étapes tout au long de la succession des bassins plantés conçus pour travailler en percolation (filtres verticaux) ou en translation (filtres horizontaux).

Les premiers bassins, à flux verticaux, plantés de roseaux auront une action sur la dégradation des matières organiques et la rétention des matières en suspension. Les autres bassins, à flux horizontaux, seront plantés de papyrus et de jacinthes d'eau.


Les points forts du projet

Le jardin s'inscrit dans une logique intégrale de développement durable. Non seulement le système traite les eaux grises mais il ne génère aucun impact sur l'environnement et contribue même à l'améliorer. Il n'y a pas de rejets, pas d'utilisation d'eau potable pour assurer la survie des végétaux, c'est un jardin auto-suffisant du point de vue des ressources en eau et le fait d'être un espace vert contribue à créer une relation harmonieuse avec le nouveau terminal et à restaurer la biodiversité.

Le procédé étant entièrement naturel, il n'est pas nécessaire d'utiliser des produits chimiques, l'entretien et la maintenance y sont donc très faibles.


Aller plus loin

⇒ contact@ar-architectes.com
www.ar-architectes.com/eco_fiche.php?id=djeddah