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Concevoir des modèles économiques soutenables

Concevoir des modèles économiques soutenables

La construction et le fonctionnement de la ville nécessitent de mobiliser des financements diversifiés et innovants. Ceux-ci doivent reposer sur des ressources et des initiatives publiques et privées, être soutenus par de nouveaux modes de gouvernance des projets et impliquer toutes les parties prenantes, à commencer par les habitants et ce dès la conception.



Mobilisation des partenariats public/privé

Pour assurer un développement urbain en phase avec leurs objectifs de performance, de qualité de vie et d’attractivité économique tout en sauvegardant les finances publiques, les collectivités peuvent utiliser différents outils permettant d’assurer une bonne combinaison entre leurs projets stratégiques et politiques et les meilleures compétences des entreprises. Le tout dans une prise en compte permanente des besoins et des préoccupations des habitants.

Ces partenariats publics-privés peuvent aussi bien être utilisés pour la réalisation des équipements et des infrastructures, que pour leur fonctionnement et leur maintenance. L’alliance de l’intérêt général et de financements et savoir-faire privés peut aussi bien prendre la forme de marchés intégrant des objectifs précis sur les performances des investissements, que de concessions de services prévoyant, outre ce type de résultats dans la durée, des considérations de prix et d’accessibilité sociale.

Commerce de l'eau potable. Crédit André Durbec/ADVANCITY

Financement et exploitation des services urbains essentiels

Le financement et l’exploitation des services urbains essentiels doivent faire l’objet d’une attention particulière car ils sont des éléments indispensables du bon fonctionnement de la ville et de son équilibre social mais aussi économique et environnemental. Afin d’éviter les gaspillages de ressources naturelles, le prix de ces services doit globalement en assurer l’équilibre financier, tandis que différents dispositifs, y compris de financement public bien identifiés, peuvent être mis en place pour assurer l’accès des populations les plus défavorisées à ces services essentiels.

Économie circulaire, circuits courts et entreprenariat local

La capacité de la ville à limiter ses consommations de ressources naturelles, tout en assurant la meilleure qualité de vie à ses habitants, repose notamment sur le développement d’une économie circulaire entre tous les acteurs économiques, avec la participation des habitants et des usagers, chacun devant y trouver un avantage tant en termes économiques, sociaux et environnementaux.

Contrairement à l’économie linéaire « classique », pour laquelle un produit est fait pour être fabriqué, consommé, puis détruit, le plus souvent dans des unités de lieux différentes, l'économie circulaire prévoit non seulement la réutilisation ou le recyclage de ses composants, mais surtout s’ancre dans un territoire en optimisant les ressources et les usages locaux.

Elle s’appuie sur six éléments principaux :

- une utilisation modérée et efficace des ressources non renouvelables,
- une exploitation des ressources renouvelables respectueuse de leurs conditions de renouvellement,
- la promotion de l’éco-conception et de la production dite propre,
- une consommation respectueuse de l’environnement,
- la valorisation des déchets en tant que ressources,
- le traitement des déchets ultimes sans nuisances.

À l’opposé d’une économie mondialisée, cette économie territoriale relève souvent d’une manière différente d’entreprendre, fondée sur la volonté d’associer les principes économiques de production et d’échange à des principes de solidarité et d’utilité sociale : coopératives de consommateurs ou salariés, mutuelles, associations, etc. Ces structures reposent sur des initiatives décentralisées qui permettent de répondre de manière souvent innovante aux besoins des habitants.

Romainville, système de collecte pneumatique des déchets. Crédit Laurent Mignaux/METL-MEDDE

Implication des consommateurs et usagers

La performance et la qualité de vie de la ville ne peuvent pas reposer uniquement sur l’intelligence des concepteurs et des urbanistes, ni sur les techniques et les technologies utilisées. Pour répondre de manière efficace aux besoins des acteurs économiques et de la population, citadins et usagers de la ville doivent être écoutés et impliqués à chaque étape des projets.

Pour y parvenir, un dialogue permanent entre les différents acteurs du territoire doit être organisé. C’est par la pratique quotidienne du territoire que les citoyens, les associations et les entreprises locales peuvent apporter une analyse à la fois réaliste et pragmatique sur la conception de nouveaux projets. Dans les villes où des ressources et du temps ont été consacrés à l’organisation de processus participatifs, la cohésion est plus forte, en particulier au niveau du quartier, et les habitants s’approprient davantage tant des stratégies à court terme que des visions à long terme.

 

Références

♦ Marseille
♦ Lyon 
♦ Bordeaux
♦ ​Grenoble