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Assurer la résilience des territoires urbains

Assurer la résilience des territoires urbains

Changement climatique, accidents technologiques, pollutions de l’environnement urbain, fractures économiques et sociales… autant de risques auxquels les villes doivent aujourd’hui faire face.

Les villes sont des territoires complexes, caractérisés par des interactions et des interdépendances éco systémiques, et sont donc particulièrement vulnérables aux catastrophes. En complément des mesures de réduction des risques, il est ainsi fondamental de développer de véritables cultures urbaines de la résilience.

 

Connaissance et prévision des risques

 

Dès les travaux de planification, l’identification des risques auxquels est ou pourra être confrontée la ville doit être réalisée, en tenant compte du fait que leur gravité et leurs conséquences évolueront au fil de la croissance urbaine elle-même. Les parties prenantes doivent être associées à ces travaux à la fois parce qu’elles détiennent une partie de la connaissance et qu’elles doivent elles-mêmes se préparer à y faire face.

Les risques naturels doivent être identifiés et mesurés à partir des connaissances historiques disponibles, mais en intégrant également les conséquences du changement climatique, tant sur le climat et ses phénomènes extrêmes que sur l’élévation du niveau de la mer.

Les risques technologiques, conséquences du développement d’activités économiques et industrielles présentant des dangers pour les populations, doivent être anticipés dès la planification pour limiter leurs conséquences sur des zones urbaines denses.

Autoroute enneigée. Crédit Laurent Mignaux METL-MEDDE

 

Adaptation de la ville aux effets du changement climatique et aux risques naturels

 

En amplifiant le risque de phénomènes météorologiques extrêmes, le changement climatique renforce les dangers des risques naturels : inondations, glissements de terrains, vents violents, orages et tempêtes de neige, etc. Les constructions et les infrastructures doivent donc être adaptées pour les anticiper.

Dans certaines régions, il devrait également avoir pour conséquences une augmentation importante des températures, au moins à certaines périodes de l’année. Cet impact peut être réduit par une réflexion en amont sur la morphologie urbaine et la conception des bâtiments.

Enfin, l’approvisionnement en eau reste un besoin capital qui doit conduire à une conception économe et à une gestion particulièrement attentive au gaspillage.

 

Prévention et gestion des risques

 

Quelle que soit leur origine, la prévention et la gestion des risques doivent être intégrées dès la conception de la ville et de ses équipements. En particulier, des dispositifs de surveillance et d’alerte doivent être déployés sur les zones et types de risques identifiés afin de permettre d’anticiper les réactions qui réduiront les conséquences d’une éventuelle réalisation de ces risques. Ces mesures seront d’autant plus efficaces que les parties prenantes, en particulier les populations concernées, seront associées à cette surveillance, informées et formées à y réagir.

Risques sismiques - Un bâtiment à Yalova lors du séisme de Gölcük (Turquie) le 17 août 1999. © BRGM - Pierre Mouroux

 

 

Conception des infrastructures et des services critiques

 

Une attention particulière doit être portée aux infrastructures et aux services critiques dont le bon fonctionnement est encore plus important en période de crise : communication, distribution d’énergie, alimentation en eau, systèmes de transports, système de santé notamment. Dans ces différents domaines, les infrastructures et les réseaux doivent être durcis pour pouvoir résister aux risques les plus probables et les fonctionnements en modes dégradés prévus dès l’origine.

Régénération et économie de foncier

 

Les activités dans les territoires urbains génèrent souvent des pollutions et des déchets. Souvent des sites sont à l’abandon et laissent des friches impropres au réemploi. La régénération de foncier déjà urbanisé est capitale à la fois dans l’objectif d’économiser du foncier agricole pour satisfaire la croissance urbaine, mais aussi pour recréer des espaces naturels utiles à la biodiversité.

 

Renouvellement urbain et développement de « villes compactes »

 

Avec le développement de l’usage de l’automobile, l’accroissement de la population et les changements profonds de modes de vie (besoin de mobilité, d’espace, de nature, d’intimité...), de nombreux espaces urbains connaissent depuis plusieurs décennies une profonde recomposition géographique. De nombreux centres villes ont en effet, petit à petit, été abandonnés au profit des périphéries, voire des zones rurales. Cette forme urbaine de la ville étendue se confronte aux enjeux actuels de lutte contre le changement climatique, raréfaction des ressources notamment des énergies fossiles, réduction des surfaces agricoles, fragmentation du lien social ou encore l’érosion de la biodiversité.

La lutte contre l’étalement urbain et le développement de « villes compactes » sont donc aujourd’hui considérés comme une solution pour traiter ces problématiques et avoir des villes plus durables. Il apparaît en effet de plus en plus nécessaire de privilégier le renouvellement urbain et de réfléchir au devenir des friches (friches portuaires, industrielles, agricoles, terrain vague, etc…). Leur reconversion permet notamment de réduire la pression sur les sols agricoles, d’économiser des ressources foncières et d’aider à la réduction des impacts environnementaux. 

 

Références :

Nice